Merci Gilbert

gilbert-chabrouxLe matin du jeudi 7 décembre, je me trouvais à la Salle Raphaël de Barros. De nombreuses personnes de Villeurbanne ou d’ailleurs, étaient, comme moi, venus rendre un dernier hommage à Gilbert Chabroux. Notre ami Gilbert aura animé la vie politique de Villeurbanne pendant plusieurs décennies. Son intégrité, sa droiture, son implication forçait l’admiration. Et c’est sans surprise que son hommage a fait salle comble tant cet homme faisait l’unanimité.

Tout au long de sa vie politique, il a su se montrer exemplaire et à entendre les intervenants lors de la cérémonie d’obsèques, également au cours de sa vie personnelle et professionnelle. Si nous étions beaucoup à partager la sincère émotion de Didier Vullierme, c’est parce nous avons pu observer lors des différentes étapes de la vie politique locale et nationale que Gilbert Chabroux, était une parole qui comptait. Bien des fois, il était le sage que tout le monde écoutait avec attention tant il savait peser chaque mot quand d’autres se laissaient aller à des considérations claniques. En 2006, toutefois, son intervention n’avait pas suffi à éviter l’aventure dissidente d’un de nos élus. C’est dire si la situation était inextricable.

Si il a abandonné ses mandats en 2004 à la fin de son mandat de sénateur du Rhône, il n’a pas pour autant cessé d’être au côté de ceux qui lui ont succédé, de Pascale Crozon à Najat Vallaud-Blekacem en juin dernier, en passant bien sûr par Jean-Paul Bret, qui lui à succédé comme maire de Villeurbanne et qui a rendu un vibrant hommage à celui qui l’a accompagné durant trois décennies.

A titre personnel, même si le tutoiement est de rigueur au parti socialiste, je n’ai jamais pu tutoyer Gilbert Chabroux, tant j’étais intimidé par lui. Gilbert s’est éteint le 1er décembre. Il laisse un énorme vide dans les rangs socialistes, dans la vie villeurbannaise et à l’Astroballe, où il n’a pas manqué beaucoup de match de l’ASVEL, ce club qui doit à Gilbert Chabroux sa pérennité.

A Madeleine, son épouse et à ses proches, j’adresse mes plus sincères condoléances.

Adieu Monsieur Chabroux. Adieu Gilbert.

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Primaires à Gauche : l’adversaire, c’est avant tout la droite !

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Le 22 et 29 janvier, nous sommes invités à nous prononcer sur le candidat de la Gauche aux élections présidentielles de mai 2017. Je n’ai pas encore décidé pour qui je comptais voter ni d’ailleurs si j’allais voter. On serait donc tentés de penser que nos adversaires à nous, peuple de gauche, sont Marine Le Pen et François Fillon. Lorsqu’on se rend sur les réseaux sociaux, cela ne semble pas aussi clair que ça. Beaucoup qui ont déjà choisi leur candidat, mettent beaucoup d’énergie à se dresser contre les autres candidats.

Ainsi, une adjointe au maire de Lyon a multiplié les publications pour montrer à quel point, elle exècre Manuel Valls. Elle a publié 7 statuts en 15 jours (du 1er au 15 décembre) pour critiquer un candidat à la primaire de la Gauche dont 6 contre Manuel Valls. Côté argument, on reste sur notre faim. Dans le même temps, pas un statut pour critiquer François Fillon ou Marine Le Pen.

Beaucoup ont également publié pour se moquer des problèmes de règlements de cotisations d’élus de Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg. Pour le premier, la situation devrait être régularisée rapidement. Pour le deuxième, il serait à jour de cotisation, contrairement à ce qui avait été déclaré.

Toujours à propos d’Arnaud Montebourg, Pascale Boistard, secrétaire d’état proche de Manuel Valls,

Comment confier les clés d’un pays à un homme à moitié éméché qui parle de la cuvée du redressement ?

Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat aux personnes âgées

Gérard Filoche suggère, lui, de battre Myriam El Khomri et « l’aile droite du parti ».

Alexis Bachelay, lorsque Romain Blachier dénonce les intimidations dont est l’objet Fabien Verdier, prend ça pour une volonté de se victimiser de la part d’un candidat quasi inconnu du grand public.

On a un peu perdu de vue que Marion Maréchal-Le Pen remet en cause le droit à l’IVG, que François Fillon est en train de remettre en cause les missions de la sécurité sociale. On se prépare à vivre l’annus horribilis qui devrait dépasser 1993 dans le pire que la gauche a pu connaître. Il est donc encore temps de faire en sorte que ces primaires restent dignes.

Je préfère ces images réconfortantes de mes camarades de la section de Villeurbanne :

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