Francis Kalifat, la France Insoumise est la bienvenue à la marche blanche pour Mireille Knoll

KalifatMireille Knoll, cette femme de 85 ans, a été lâchement assassinée parce que juive. Elle avait échappé à la police de Vichy en 1942, quand le régime de Vichy avait organisé la rafle de 17000 juifs au Vél’ d’hiv’. Son assassinat a, à juste titre, provoqué l’indignation de la communauté française. Plusieurs associations antiracistes, le CRIF, l’UEJF, et de nombreuses formations politiques ont appelé à participer à une marche blanche en l’honneur de Mireille Knoll.

Francis Kalifat, président du CRIF, a cependant mis un bémol à cette unité nationale contre l’antisémitisme.

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Le président du CRIF a jugé que la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon n’étaient pas les bienvenus à cette marche.

Je n’ai jamais été débordant de sympathie à l’égard de Jean Luc Mélenchon. Je ne partage pas bon nombre de ses positions, en particulier les positions de la France Insoumise à propos d’Israël. Mais Francis Kalifat se trompe totalement quand il met dans le même sac les positions extrémistes du Front National et les positions parfois sectaires de la France Insoumise.

Mais il parait invraisemblable qu’on puisse se payer le luxe de se passer d’une unité nationale allant de la gauche à la droite républicaine. la lutte contre l’antisémitisme est l’affaire de tous. Certes les positions de la France Insoumise, notamment sur le conflit israélo-palestinien, sont sujettes à caution. Mais, que ce soit sur la question de la lutte contre le terrorisme ou la question de la lutte contre l’antisémitisme, la France Insoumise a répondu présent.

Mise à jour :

Le fils de Mireille Knoll, Daniel Knoll, n’est absolument pas sur la même ligne que Francis Kalifat.

« Les gens qui ont une mère peuvent me comprendre. Or, tout le monde à une mère. Le Crif fait de la politique et moi j’ouvre mon coeur à tout le monde. A tous ceux qui ont une mère. C’est insupportable de savoir qu’aujourd’hui en France quelqu’un peut mourir comme ça, de cette façon aussi affreuse. »

« Tout le monde peut venir à la marche blanche »

Daniel Knoll, fils de Mireille Knoll sur BFM TV

 

Je serai ce mercredi 28 mars au veilleur de pierre, Place Bellecour, à la marche blanche lyonnaise. J’espère y voir les militants de la France Insoumise.

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Les Insoumis : Allons nous être obligés de supporter ça ?

mélucheJe ne jamais eu beaucoup de sympathie pour Jean-Luc Mélenchon. Condescendance, agressivité, démagogie, irrespect : les dernières semaines m’ont hélas conforté dans cette opinion.

Dès son entrée dans l’hémicycle, galvanisé par la présence de caméra et entouré de sa garde prétorienne, il a aperçu le drapeau européen au dessus du perchoir de l’assemblée.

On est obligé de supporter ça ?

 » On est obligé de supporter ça ? ». C’est tout ce que cet individu a trouvé à dire à son arrivé au Palais Bourbon.

On peut aisément concevoir qu’il puisse être anti-européen mais sa remarque était grotesque. Jean-Luc Mélenchon a été député européen pendant 8 ans, on peut supposer qu’il a dû être confronté quasi-quotidiennement au drapeau bleu aux douze étoiles jaunes sans que cela le dérange. Mais la tentation de la démagogie était trop grande…

Et puis il y a eu l’élection du président de l’assemblée nationale. Lorsque Bernard Brochand, le doyen d’âge de l’Assemblée Nationale a proclamé la victoire de François de Rugy au perchoir, les députés de tous les bancs de l’Assemblée Nationale se sont levé pour applaudir le nouveau président. Les députés de la France Insoumise, n’ont pas jugé bon de féliciter François de Rugy. François Ruffin étant assis juste à côté du nouveau président, les caméras n’ont pas pu louper le député de la Somme les yeux rivés sur son smartphone.

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Même attitude de la part de Jean-Luc Mélenchon.

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Côté vestimentaire, les Insoumis se sont fait également remarquer. Passe encore l’absence de cravate. Mais, on aurait pu éviter les baskets Converse dans l’hémicycle. Ils ont beau être insoumis, un minimum de tenue est exigée.

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Il y avait des sans-culotte, il y aura maintenant des sans-cravate

Jean-Luc Mélenchon

Bref, on a beau s’autoproclamer « Insoumis », on peut avoir un minimum de respect des institutions politiques. Mais la médiatisation de ce mouvement, la nécessité de continuer à exister après la déferlante « En Marche », la nature populiste de Jean-Luc Mélenchon ont fait le reste. Et depuis, les députés de la France Insoumise nous offre ce spectacle navrant…

Jean-Luc Mélenchon dépasse les bornes

melenchon_france_insoumiseJean-Luc Mélenchon, dans une réunion publique à Marseille, a accusé Bernard Cazeneuve, de s’être « occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse ». 

Fort logiquement, celui qui était ministre de l’intérieur en 2014 quand une grenade a tué un manifestant de la ZAD de Civens a porté plainte contre le candidat de la France insoumise.

Il est de notoriété publique que Jean-Luc Mélenchon, habile tribun, multiplie les effets de manche dans ces meetings, qu’il apparaisse en chair et en os ou virtuellement via un hologramme. Il a bâti son ascension politique sur cette brutalité, cette agressivité. Et comme il a une très haute opinion de lui même, il est convaincu d’avoir raison.

Que ces propos soit peu amènes à l’égard du président et du gouvernement, que ce soit l’actuel ou le précédent, nous y sommes habitués. Mais là, JLM ne peut pas tenir de tels propos. On peut comprendre qu’il considère que le ministre de l’intérieur porte une responsabilité dans ce drame mais on ne peut pas imaginer une seule seconde que Bernard Cazeneuve ait pu commanditer cet « assassinat » (Je laisse à JLM qualifier la mort de Rémi Fraisse comme il veut). Sans parler de la famille Fraisse qui doit assez peu apprécier que la mort de Rémi soit utilisée à des fins électorales.

Nous avons assisté à l’évolution populiste de Jean-Luc Mélenchon depuis quelques années. Même s’il s’en défend, son évolution est similaire à Marine Le Pen. Pendant la campagne des présidentielles, peu importait que leurs programmes respectifs soient coûteux et creusent les déficits. Même défiance à l’égard de l’Europe ou des organisations internationales comme l’Otan.

Et puis, encore convaincu de son bon droit, Jean-Luc Mélenchon s’est parachuté dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône. Sénateur de l’Essonne jusqu’en 2010, il s’est présenté aux législatives en 2012 face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais, puis aux Européennes dans la circonscription du Sud-Ouest.

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JLM a évacué d’un revers de la main sa nouvelle implantation électorale en répondant que « les circonscriptions n’appartiennent à personne ». Dont acte. Si il ne voit pas le problème de changer trois fois en sept ans d’implantation électorale, tant pis pour lui. Ce sera aux marseillais de juger… Et son plus fidèle lieutenant, Alexis Corbière justifie autrement l’arrivée de JLM dans les Bouches-du-Rhône :

corbière

Son dérapage populiste, son attitude à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, son parachutage dans les Bouches-du-Rhône pour les élections législatives, vont conduire – si ce n’est pas déjà fait – à son isolement politique. L’avenir nous le dira…