Michel Boujenah : non au boycott !

michel-boujenah-plLe 14 juillet 2017 débute le 53ème festival international de Carthage. Parmi les artistes programmés figure Michel Boujenah, invité à se produire dans sa Tunisie natale. Le spectacle se jouera d’ailleurs à guichets fermés. A l’annonce de la venue de l’humoriste, une lettre ouverte à été adressée au ministère tunisien de la culture. Les militants tunisiens du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) en sont à l’origine. Son seul tort : être sioniste…

Pourtant, Michel Boujenah n’est pas un sioniste militant. Non, il se contente de dire son attachement à Israël comme il le disait dans une interview en 2009 : « Nous juifs de la Diaspora, n’avons aucune retenue dès qu’il s’agit de proclamer notre admiration pour Israël. Une admiration tout à fait justifiée lorsqu’on sait que le peuple auquel j’appartiens veut la paix avant tout »

« Nous juifs de la Diaspora, n’avons aucune retenue dès qu’il s’agit de proclamer notre admiration pour Israël. Une admiration tout à fait justifiée lorsqu’on sait que le peuple auquel j’appartiens veut la paix avant tout »

Michel Boujenah

Cet attachement à Israël n’empêche pas selon Boujenah, la critique. Et cette critique, pour un juif de France, doit être discrète : « Mais aussi, nous juifs de France, pouvons être très critiques, comme la plupart des israéliens eux-mêmes, qui débattent en permanence et sur tout. Avec la différence qu’en diaspora, notre avis se doit d’être discret. Je me sens personnellement très proche de l’État d’Israël. Mais en même temps, j’ai des appréhensions par rapport à la politique du gouvernement israélien. Je ne les exprime pas publiquement car je ne veux pas prêter le flanc aux critiques que beaucoup se chargent déjà de faire sur Israël. »

Mais Yamina Thabet, présidente de l’Association tunisienne du Soutien des Minorités, s’est exprimé dans le journal Tribune juive et a pris la défense de Michel Boujenah en disant que les militants tunisiens du BDS « prennent lâchement des mesures anti-juives».

Elle a ajouté : « L’appel à boycotter le spectacle de Boujenah, sous prétexte de lutte contre le sionisme, n’est rien de plus qu’un acte anti-juif quand on sait qu’il s’agit d’un Tunisien qui a toujours crié haut et fort son attachement au pays… »

L’attachement au pays ! Cette belle Tunisie ! Ma mère, née dans ce pays qu’elle a dû quitter contre son gré à sa majorité, a les yeux qui s’illumine lorsqu’elle évoque son enfance passée avenue de Paris. Cette Tunisie que feu mon oncle évoque dans son blog (https://yvanboccara.wordpress.com/category/tunis/). Cette Tunisie que Michel Boujenah évoque dans ces sketchs. Je revois ma mère tourneboulée après être allée voir le one-man-show de l’humoriste, tant ce que décrit dans ses sketchs réveillait des souvenirs de son enfance tunisoise.

Cette campagne de boycott de Michel Boujenah n’est ni plus ni moins que de l’antisionisme au même titre que lorsque Gad Elmaleh a été empêché de se produire à Beyrouth. Même chose avec Enrico Macias pour qui ne pas pouvoir se produire dans son Algérie natale a été un véritable crève-cœur.

ma vie rêvée

Manifestement, les artistes juifs d’Afrique du Nord doivent se justifier sur cette schizophrénie entre cet attachement à Israël et leur racines magrébines. C’est regrettable ! Total soutien à Michel Boujenah.

 

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Meyer Habib : une bien curieuse vidéo de remerciement à ses électeurs

VIDEO-Le-depute-des-Francais-de-l-etranger-Meyer-Habib-remercie-le-Tout-Puissant-pour-son-election« Barouch ashem » : Ces mots ont été prononcés dans la vidéo de remerciement que Meyer Habib a publié suite à sa réélection à la Knesset l’Assemblée Nationale (Comme le site JewPop, j’ai un peu de mal à voir la différence (lire l’article Meyer Habib est l’élu sur le site JewPop) en tant que Député de la huitième circonscription des français de l’étranger.

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Si cette vidéo est ahurissante, c’est d’abord parce que ce Monsieur est élu d’un pays laïc qui a instauré en 1905 la séparation entre le religieux et l’état. Mais, même si Meyer Habib est binational, il n’en a cure.

Peu importe la laïcité.

D’abord, Meyer Habib s’est fait adouber par un rabbin qui considère que la Shoah a été un bienfait pour la communauté juive. Ensuite, Meyer Habib et les hommes présents sur cette photo sont coiffés de Kippot – une Kippa, des Kippot – alors que certains de ses électeurs ne sont pas de confession israélite. En effet, la circonscription de Meyer Habib, comprend un pays à majorité musulmane , la Turquie, un pays très catholique, l’Italie, et un autre très très catholique, le…Vatican. Et puis, il invoque le tout-puissant pour le remercier de sa victoire.

Je ne peux pas m’empêcher aujourd’hui d’abord de vous remercier et de remercier aussi le tout-puissant parce que, c’est vrai que nous sommes dans une République laïque mais moi je suis croyant.

On avait déjà vu les gesticulations de la très catholique Christine Boutin brandissant une bible au sein de l’assemblée ou déplorant que le premier conseil des ministres se déroule le jeudi de l’Ascension. Et là, Meyer Habib, proche du Likoud, multiplie les allusions à sa judéité.

Ensuite, la huitième circonscription des français de l’étranger représente non seulement les français établis en Israël mais également ceux établis à Chypre, en Grèce, en Italie, à Malte, à Saint-Marin, au Saint-Siège, et en Turquie. Meyer Habib, dans sa vidéo a rappelé que les relations franco-israéliennes seront au cœur de son mandat. Les français de Cortaccia sula strada del Vino en Italie, de l’ile de Mykonos en Grêce ou de Hereke en Turquie apprécieront.

Tout à sa victoire, Meyer Habib rappelle les excellents résultats obtenus dans les bureaux de vote en citant les excellents résultats obtenus dans certains bureaux, tous israéliens : Netanya 98 % des voix, Ashdod 97 %, Jerusalem 87 %, Tel Aviv 80 % et Haïfa 70 %. Curieusement il a occulté les résultats obtenus dans les autres pays de la circonscription ! Meyer Habib n’a recueilli que 21 % à Milan ou 8 % dans un bureau de vote d’Istanbul. Mais comme Israël représente 61 % des électeurs de la circonscription.

Finalement, les habitants de la huitième circonscription auront un député qui œuvrera pour 61 % de ses électeurs et qui préfère remercier d’abord le tout-puissant et ensuite ses électeurs.

La laïcité attendra…

Le BDS à la fête de l’Huma : l’antisionisme a pignon sur rue

bdsLa fête de l’Huma se réunit depuis 1930 le deuxième week-end de septembre. On vient y applaudir des artistes ou y parler politique en parcourant les différents stands. Et cette année parmi les stands figurait une organisation appelée BDS, Boycott, Désinvestissement, Sanctions. Il s’agit d’une organisation destinée à appeler au Boycott et à la dénonciation de la politique de l’état d’Israël.

La question n’est pas que le PCF aborde la question de la paix au proche-orient. Il est important que le débat s’exerce sur cette question même si c’est un sujet extrêmement clivant tant les passions se déchaînent sur ce conflit millénaire.

Certes les mairies communistes ont souvent eu des positions tranchées en faveur des Palestiniens. De très nombreuses d’entre elles ayant élevé Marouane Barghouti au rang de citoyen d’honneur. Il y a quelques années, Bernard Genin, le maire de Vaulx-en -Velin avait déployé un drapeau palestinien. Face à la polémique, il y avait renoncé.

Et cette année, les organisateurs de la fête de l’huma ont invité une organisation violemment antisioniste, peu encline au dialogue dès lors qu’il s’agit d’Israël. Elle fait une comparaison explicite entre Israël et le régime d’apartheid. Elle appelle au boycott des produits israéliens qui comme chaque boycott, pénaliseront avant tout le peuple israélien au lieu de pénaliser le gouvernement.

La France a toujours eu une position modérée sur la question israélo-palestinienne. Au lieu de ça, le Parti Communiste a décidé de prendre fait et cause pour une organisation qui a clairement pris parti. Dont acte…

 

 

 

« Je suis Tel Aviv » ou le meilleur moyen de galvauder le message de janvier 2015

Tel aviv sur seineTel Aviv sur Seine : la mairie de Paris a accueilli la ville israélienne dans le cadre de l’opération Paris-Plage. Danielle Simmonet, élue Parti de Gauche de Paris a jugé bon de dénoncer cette manifestation.

«Madame la Maire de Paris, il est encore temps, soit d’annuler cette manifestation, soit d’en modifier radicalement la programmation en permettant, avec la diversité associative et citoyenne parisienne des rencontres-débats sur les événements de l’an dernier et la situation actuelle», écrivait la coordinatrice nationale du Parti de Gauche rappelant les «massacres», selon ses mots, de l’été 2014 sur la bande de Gaza.

De son côté, le député socialiste Alexis Bachelay y est allé de son amalgame :

bachelay

Certains dénonçait l’organisation de cette manifestation après l’été de tensions qu’a connu cette région du globe en 2014 et quelques jours après l’assassinat d’un enfant palestinien en Cisjordanie. C’est oublier un peu vite que c’est à Tel Aviv a organisé quelques jours après ce dramatique assassinat une grande manifestation pour dénoncer cet acte affreux.

Je suis Tel Aviv

Côté pro-israélien, on a vu fleurir sur les réseaux sociaux des panneaux « Je suis Tel Aviv », sur le modèle de « Je suis Charlie » de Janvier pour soutenir le journal satirique frappé par un attentat terroriste. Je me suis ému auprès d’une amie qui publiait ce panneau que le traumatisme subi par Charlie-Hebdo et plus généralement par la liberté d’expression en France n’avait rien de comparable au préjudice subi par Tel Aviv. Une tweetos qui suivait notre conversation m’a même bloqué !

Le « Je suis … » suivi d’une cause qu’on souhaite défendre risque à terme de banaliser le message du 11 janvier. Je suis le premier à m’insurger quand je constate les pires phantasmes sur les juifs, sur le judaïsme ou sur Israël. Mais il y a tant d’autres façons de défendre ses propres valeurs !

Je suis le premier à dénoncer les propos outranciers prononcés à l’égard d’Israël où vivent certains membres de ma famille. Mais il me semble qu’il y beaucoup de paliers dans les causes à défendre. Il convient d’adapter son indignation à chaque cause que l’on souhaite défendre. Le message ne sera que plus clair.

Je suis contre la reconnaissance de l’État Palestinien

vote palestineAujourd’hui, l’Assemblée Nationale a voté en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien. Je dois avouer que cela me pose problème.

Je ne suis pas contre la reconnaissance de l’État Palestinien mais il me semble qu’il y a un problème de timing.

D’abord, les territoires palestiniens sont sous l’influence du Hamas. Dans sa charte, le Hamas prévoit la destruction et l’anéantissement d’Israël. Comment accepter de reconnaitre une des parties du conflit qui souhaite annihiler l’autre ? Le Hamas a toujours tout fait pour faire capoter tout espoir de paix entre israéliens et palestiniens tout comme d’ailleurs un frange extrémiste israélienne.  Sa charte banalise des clichés concernant la supposé domination du judaïsme sur le monde et les liens des juifs avec l’argent. Cette organisation est financée et soutenue par l’Iran qui, comme elle, menace constamment Israël, sans parler de la négation de la Shoah…

Ensuite, ce conflit a provoqué d’énormes tensions en France cet été. Des villes comme Sarcelles ont été le théâtre d’affrontement entre communautés. D’ailleurs le député-maire de cette ville s’est abstenu lors du vote de la résolution de l’assemblée nationale. On ne doit pas importer le conflit israélo-palestinien dans notre pays ce qui attiserait les tensions entre communautés.

Pour ma part, je considère ce vote concernant la reconnaissance de l’État Palestinien au pire impossible pour le moment, au mieux prématuré. Ce débat ne permettra pas d’apaiser les tensions au proche-orient, ni de stigmatiser les communautés dans notre pays. La question de la reconnaissance de l’État Palestinien pourra certes se poser mais pas dans ces conditions et pas maintenant…

La Maire de Lille suspend son jumelage avec une ville israélienne : ça me désole !

aubryLundi dernier, le conseil municipal de la ville de Lille a adopté une résolution mettant entre parenthèse le jumelage entre Lille (Nord) et la ville de Safed en Israël (Haute-Galilée).

«La décision de mettre en veille temporairement nos relations institutionnelles avec la ville de Safed a été prise en majorité municipale.[…] [Cette décision accompagne] des initiatives prises notamment par le parlement européen pour réclamer le gel des accords privilégiés avec Israël afin de faire pression (…) sur le gouvernement et accélérer la résolution du conflit»

Marie-Pierre Bresson, adjointe (EELV) chargée de la coopération internationale, lors d’une réunion, lundi soir, du conseil municipal.

En général, Martine Aubry, maire de Lille, fait preuve de pondération dans ses décisions. Dans ce cas précis, j’avoue que les bras m’en tombent. Comme je l’ai répondu à une vielle connaissance sur Twitter (@hadjdejannas), il me semble que le conflit israélo-palestinien est beaucoup trop complexe pour en faire des commentaires simplistes et forcément réducteur. La réponse fut laconique : « Je ne parle pas aux sionistes. Bonsoir. »

D’abord, on peut se s’interroger sur l’impact de cette décision. On se doute que le gouvernement n’a que faire de voir la 55ème plus grande ville d’Israël lâchée par la 10ème ville française. Et comme le rappelait Fabrice Métézeau sur France Culture, que je vous propose de réécouter ci-dessous, si Gideon Lévy, éditorialiste israélien de gauche, considérait Safed, comme la ville la plus raciste d’Israël, c’est dû à l’attitude jusqu’au-boutiste de rabbins ultra-orthodoxes.
http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4928786
Ensuite on peut se questionner sur cette décision qui ne satisfait personne. Le jumelage Lille-Safed est interrompu. Cela mécontente les pro-israéliens. Il n’est QUE interrompu. Cela mécontente les associations pro-palestiniennes. Quitte à prendre une décision, autant qu’elle soit nette plutôt qu’une décision censée ménager la chèvre et le choux.

Le timing pose question. Un accord de cessez-le feu a été signé le 26 août et la décision du conseil municipal de Lille intervient…le 6 octobre. Un mois et demi après l’arrêt du conflit. Pourquoi cristalliser des tensions si longtemps après. Je revoyais il y a peu les images des affrontements de cet été à Sarcelles, ou vivait une partie de ma famille. Je me dis qu’il est imprudent – doux euphémisme – de jouer avec le feu avec les tensions latentes qui perdurent entre les communautés.

En d’autres termes, ce type de décisions revient à penser qu’on peut faire tomber la fièvre en cassant le thermomètre…

Le clash entre Aymeric Caron et Alexandre Arcady : une tentative de justification de l’assassinat d’Ilan Halimi

Capture d'écran de "On n'est pas couché" © France 2
Capture d’écran de « On n’est pas couché » © France 2

Dans l’émission de Laurent Ruquier, le réalisateur Alexandre Arcady présentait son dernier film qui a pour cadre l’assassinat d’Ilan Halimi, un jeune juif assassiné par le gang des barbares en 2006, qui avait le tort d’être de confession israélite. Une séquence où le Aymeric Caron a tenté d’expliquer le massacre d’Ilan Halimi par le conflit israélo-palestiniens, a provoqué une altercation entre le chroniqueur et le réalisateur. En accord entre la production de l’émission et la chaîne, la séquence a été coupée au montage.

Interrogé par Elisabeth Levy, le réalisateur a évoqué cet épisode :  « Consultant ses fiches soigneusement préparées, il [Aymeric Caron] déplore, chiffres à l’appui, que le film passe sous silence les actes islamophobes qui ont bien plus augmenté que les actes antisémites (…) Le ton monte (…) Arcady ne sait plus comment la discussion en arrive à Merah. Si on interrogeait Merah, déclare alors Caron, il dirait qu’il a tué des enfants juifs parce que l’armée israélienne tue des enfants palestiniens (…) D’ailleurs, là encore, il a les chiffres. Sous le regard médusé des invités, il brandit ses notes, puisées dans le rapport d’une ONG. J’ai les chiffres ! Qu’est-ce que vous répondez à ça ? Arcady s’étrangle. Vous osez dire que l’armée israélienne tue des enfants !, hurle-t-il (…) Polony demande à son partenaire s’il n’a pas perdu la tête : tu viens à une émission sur Ilan Halimi avec des données sur les Palestiniens tués par l’armée israélienne, est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ? ».

 

Voici l’interview d’Alexandre Arcady dans l’émission « Les Grandes Gueules »

 

Rappelons que les films d’Alexandre Arcady ont quasiment toujours comme cadre la communauté juive : le Grand Pardon, l’Union Sacrée, Pour Sacha (qui se déroule en Israël), K, les cinq doigts de la main, etc… On ne peut donc pas le suspecter de s’aventurer sur un sujet qu’il ne maîtrise pas. Mais visiblement, Aymeric Caron, qui, comme souvent, se sent obligé de « rentrer dans le lard » de l’invité, n’a pas fait exception à la règle.

On ne sait évidemment pas ce qui a poussé les producteurs de l’émission « On est pas couchés » mais on peut supposer que ce qui a été dit dans cette séquence pouvait donner lieu à des exploitations malheureuse de ce drame.

Voici ce qui est passé à l’antenne :

Depuis très longtemps, le conflit israélo-palestinien est régulièrement importé  dans notre pays. La communauté juive est régulièrement accusée. Personnellement, étant issu d’une mère juive, je me sens un petit peu concerné. Je considère qu’on se doit de défendre Israël tant en gardant avec un œil critique. Je ne me sens absolument pas comptable de tout ce que dit ou fait le gouvernement israélien. Et lorsqu’on évoque Israël, le sionisme, le judaïsme ou les juifs, il n’est pas rare que les propos soit de l’ordre de l’exagération, du fantasme, du cliché. Je suis agacé lorsque tout et n’importe quoi est dit sur ce pays. Je n’ai pas accepté tout ce qui a été dit ou fait par Israël à l’égard du peuple palestinien. J’ai une position plutôt modéré sur la question. Je suis d’ailleurs signataire du JCall (www.jcall.eu). Mais on ne peut pas justifier les actes antisémites en France par ce qui se passe au Proche-Orient. Être antisioniste peut se concevoir mais Ilan Halimi et les petites victimes de Mohamed Merah – qui n’a pas tué que des juifs -, Gabriel, 4 ans, Arieh, 5 ans et Myriam, 7 ans, n’ont rien demandé à personne…