Merci Najat

IMG_1577Bien sûr, comme beaucoup d’entre nous, tu dois être extrêmement déçue. Mais, si cruelle est la défaite, elle est annonciatrice du début de quelque chose. Comme le disait René Char « Le réel quelquefois désaltère l’espérance, c’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit ».

Merci Najat de nous avoir transmis ta combativité que personnellement je n’avais constaté que par médias interposées. J’ai pu la constater de visu lorsque tu es allée au contact des villeurbannais. De combativité tu avais besoin, tant l’adversité a été forte pendant cette élections. Adversité de par le nombre des candidats, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, en passant par le parti chrétien-démocrate ou le parti animaliste qui espérait attirer l’électeur avec la photo d’un petit chat. Adversité tant ta forte personnalité était clivante. Nous t’avons logiquement épargné les propos insultants que nous entendions sur les marchés ou sur les affiches. Adversité à gauche tant le candidat de la France Insoumise et ses militants relayait la stratégie nationale qui constater à « bouffer » du socialiste.

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Merci de nous avoir facilité la tâche en étant un cran au-dessus des autres candidats lors des débats dans les médias. Tu as fait face à un candidat qui n’avait aucune idée de la loi qu’il souhaitait mettre en place si il était élu et dont le titre de gloire est d’avoir déjà licencié des salariés. Un autre n’avait de programme que le livre publié par son mouvement. Une autre n’avait même pas le soutien de son parti ce qui n’a pas empêché son chef de parti de fanfaronner une fois annoncé ta défaite.

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Merci d’avoir, à tout moment, rendu hommage aux petites mains qui ont participé à leur campagne. Tu as reconnu que si les militants ne sont rien sans candidat pour les porter, un candidat n’est rien sans militant pour défendre sa candidature, pour coller des affiches (jusqu’à 23 h 55 le vendredi précédent le scrutin), pour boiter, etc….

Merci enfin de nous laisser entrevoir des lendemains meilleurs qu’aujourd’hui ce qui, force est de constater, ne sera pas difficile. Nous comptons sur toi pour prendre ta part dans ce qui sera l’avenir de ce qui fait le ciment de nos convictions. Des convictions dont tu as fait preuve, chevillée au corps.

Je tenais également à associer à ces remerciements Didier Vullierme, ton suppléant, qui s’est dépensé sans compter à tes côtés.

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Sarkozy et les « Gaulois » : je retourne ma veste, toujours du bon côté

screenshot_2016-09-19-22-45-33-1Nicolas Sarkozy, qui comme chacun sait, est en campagne électorale permanente. Dans la quête perpétuelle des Républicains à nous chercher des racines, chrétiennes ou autres, Nicolas Sarkozy a décrété dans son discours de Franconville (Val-d’Oise) que « Nous ne nous contenterons plus d’une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l’assimilation. Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. ».

Comment voulez-vous faire confiance à cet homme, dont le père était un immigré hongrois et dont le grand-père est né à Thessalonique en Grèce, et qui nous dit que nos ancêtres sont gaulois ?

Personnellement, je ne suis français que par rattachement de la Savoie des mes ancêtres paternels et par la naturalisation de mes grand-parents maternels. Si, le père de Nicolas Sarkozy ne lui a pas appris l’histoire de la Hongrie et son grand-père maternel celle de la Grèce, personnellement, je connais l’histoire de mes ancêtres. Cela ne m’a pas empêché de toujours me sentir français et de me mettre au garde-à-vous chaque matin lors de la montée du drapeau sur la place d’armes du 1er régiment de tirailleurs d’Épinal.

Mais ce qui est étonnant par rapports aux propos tenus par Nicolas Sarkozy, c’est qu’il tenait il y a quelques années des propos inverses.

Regardez la vidéo suivante :

En effet, en 2006, à Nîmes, il disait strictement l’inverse en précisant qu’à Nîmes, Perpignan, ou encore à Tunis ou Dakar, il n’y avait pas beaucoup de gaulois. Et Nicolas Sarkozy de citer Guillaume Apollinaire :

 

Qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aieux

Guillaume Apollinaire (cité par Nicolas Sarkozy)

Voilà, dès lors qu’il s’agit de procéder à des manœuvres électorales destinées à se démarquer des multiples candidats à la primaire de la droite ou à draguer l’électorat du Front National, Nicolas Sarkozy est prêt à tout tant que les propos tenus correspondent à l’air du temps.

Je ne souhaite pas ça pour la France…

Nicolas Sarkozy : le retour

SarkozyNicolas Sarkozy revient. Et son retour, c’est comme les suites au cinéma, le public se lasse, persuadé de ne pas voir de réelles différences avec un premier épisode. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, le premier volet de la série était déjà mauvais et le deuxième nous annonce un bis repetita.

Son retour s’est opéré sur France 2 face à Laurent Delahousse qui de l’avis général n’a guère été « punchy » face à Nicolas Sarkozy. L’ennemi déclaré est François Hollande. Curieux pour quelqu’un qui n’est pour le moment QUE candidat à la présidence de l’UMP.

Je ne suis pas venu pour expliquer aux Français que je serai candidat à la présidentielle en 2017. Je suis venu pour dire que je veux porter une alternative crédible qui va bien au-delà des clivages politiques

Exit les Alain Juppé, les François Fillon, Bruno Lemaire, Nicolas Sarkozy ne cache pas son jeu. Son but c’est 2017. Il sait qu’il représente la meilleure chance à droite pour les prochaines présidentielles. Même s’il dit avoir changé, il fait montre de la même hargne, de la même ambition. Une ambition qu’il croit dissimuler en disant « je n’ai pas le choix ». Personne n’est dupe. Il se dédouane en disant qu’il ne croit pas à « l’homme providentiel » mais paradoxalement quelques instants plus tard, il déclare « ne pas avoir le choix ». Mouais…

Exit également le fond. Nicolas Sarkozy déclare ne pas se positionner sur une axe droite-gauche. Mais au-delà du fait que l’ancien président souhaite se démarquer du très droitier Patrick Buisson, on n’a pas eu d’élément consistants nous permettant de voir ce que cela représente concrètement. Nous avons droit à une litanie avec des phrases d’une banalité déconcertante. Mais pour ce qui est du contenu, nous sommes restés sur notre faim.

Il y a des solutions.Il faut trouver de nouvelles idées.

Quelles sont ces fameuses « nouvelles idées » ? Nous attendons encore.

 

Et comme Nicolas Sarkozy souhaite parler au peuple. Il a décidé d’organiser un meeting à Lambersart, dans la banlieue de Lille. Pour schématiser, Lambersart est à Lille ce que Neuilly-sur-Seine est à Paris ou ce que Saint-Cyr-au-Mont-d’Or est à Lyon.

Nicolas Sarkozy revient pour le plus grand plaisir de ses partisans mais après son quinquennat désastreux, il dit qu’il a changé mais nous devons nous attendre à bouffer du Sarkozy   être abreuvé dans les mois et les années à venir par la présence de celui qui ne rêve sur d’une chose : redevenir président.

Les réseaux sociaux s’en sont donné à cœur-joie. Je vous laisserai avec ce tweet qui m’a fait sourire.