L’antisionisme dans le sport : l’exemple de Tal Flicker à Abu Dhabi

Tal fisherCette semaine s’est déroulé le grand chelem de judo d’Abu Dhabi. Si ce pays ne fait pas partie des pays interdits aux israéliens, ce pays ne reconnait pas Israël et le tournoi a établi des règles à l’égard des judokas de la délégation de l’état hébreu. Alors que les autres délégations avait leur drapeau cousu sur leur kimono, les israéliens n’étaient pas autorisés à arborer l’étendard bleu et blanc avec l’étoile de David. Et en cas de victoire israélienne, c’est l’hymne de la fédération internationale de judo qui serait joué en lieu et place d’Hatikvah.

Et dans la catégorie des moins de 66 kg, Tal Flicker a remporté la médaille d’or. Comme lors de chaque cérémonie protocolaire, les drapeaux des quatre athlètes montant sur le podium est hissé. Et si l’azéri Nijat Shikhalizida (2ème),  le géorgien Vazha Margvelashvili et le russe Abdula Abdulzhalilov (3èmes) ont vu leur drapeau hissé en leur honneur, Tal Flicker a dû se contenter du drapeau de la fédération internationale de judo et donc de l’hymne de cette fédération.

La ministre israélienne des Sports a salué vendredi les succès des judokas de son pays dans un grand tournoi à Abou Dhabi, meilleure réponse selon elle à la décision des organisateurs de bannir Hatikvah, l’hymne national israélien.

« Ces victoires israéliennes à Abou Dhabi sont la réponse du berger à la bergère. Israël a gagné alors qu’on essayait de maintenir nos athlètes dans l’ombre », a réagi Miri Regev dans un communiqué publié par ses services.

Les résultats de ce Tournoi étant visibles sur le site de la fédération internationale de judo, on pouvait supposer que cet organisme international était au-dessus de ce genre de considérations géopolitiques. Pas du tout. Tal Flicker y figure mais avec le drapeau de la fédération internationale à côté de son nom.

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Cet évènement pose plusieurs questions. La question du boycott d’Israël au sein de la communauté international et en particulier dans les pays arabes, certains interdisant leur territoires aux ressortissants israéliens, d’autres, comme Abu Dhabi ne reconnaissant pas l’État d’Israël. Ensuite la question de l’intrusion de la géopolitique dans le sport.

Peu de pays génèrent autant d’animosité qu’Israël. Entre exagération et antisionisme voire antisémitisme, le boycott s’est peu à peu organisé dans le monde. Si la politique d’Israël n’est pas toujours exempte de tout reproche, il va de soi que le boycott est inutile et contre-productif. On boycotte un pays et c’est le peuple qui en pâtit.

La politique et le sport étant étroitement liés, on peut difficilement empêcher certaines décisions politiques d’avoir des conséquences dans le sport. Mais, modeste judoka dans le passé (ceinture verte), j’ai pu voir dans chaque dojo voir le code moral du judo que se doit de respecter chaque judoka.

AFFAFF-JD-CM-F

On peut le voir, les principes édictés par ce code moral sont contraires à ces attitudes qui salissent le sport. Bref, l’antisémitisme déguisé en antisionisme pratiqué avec l’aval des instances dirigeantes du sport, a de beau jours devant lui.

Soupirs

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