Lettre ouverte à Prune Chanay


Chère Prune,

Il y a quelques semaines, tu as cru bon de relayer une rumeur vieille de 5 ans. Ne souhaitant pas redonner vie à cette rumeur, je n’en dévoilerai pas le contenu. Ce ragot concernant un sujet grave, il est évident que je n’ai pas bien vécu d’être sali de la sorte. J’aurai aimé que tu prennes le temps de vérifier un minimum.

Peu importe que les dernières fois que nous avons été en contact, tu aies fait preuve d’hystérisme.

Je passerai la fois ou tu m’a reproché de systématiquement défendre François Hollande. Oui, j’ai défendu François Hollande car j’en avais le droit comme tu avais celui de défendre la candidature de Benoît Hamon, pour qui, je dois te l’avouer, je ne me suis pas résolu à voter…

Je n’ai pas relevé quand tu t’es énervé car je me suis étonné de ne pas avoir reçu de tract dans ma boite aux lettres. Volontiers, tu t’es lancée alors dans une leçon de militantisme. Je m’étonne dans ce cas de te voir en photo à Condrieu pour la campagne de Jules Joassard alors que nous livrons un combat difficile à Villeurbanne et que tu brilles par ton absence depuis le début de la campagne. Une absence dont je ne me plains pas. Je préfèrerais me faire arracher une jambe sans anesthésie que de te croiser dans la rue.

J’ai été blessé une première fois, quand tu as appris que j’étais au chômage, tu m’as répondu : « Je dois sortir les mouchoirs ». Une réponse étonnante pour quelqu’un qui donne volontiers des leçons à ceux que tu considères comme traitres aux valeurs de gauche.

J’ai été horriblement blessé à nouveau, quand tu as cru bon de relayer une rumeur concernant un sujet grave. Nous avons de nombreuses connaissances communes. Ce genre de rumeur peut se propager rapidement. Je t’en veux terriblement de ne pas avoir pris la peine de vérifier l’information ce qui n’aurait pas été difficile et qui m’aurait évité d’être l’objet de suspicion, inévitable dans le cas de rumeur. Je suis étonné qu’une femme plutôt intelligente comme toi ait autant manqué de jugement.

A entendre tout ce que a pu me dire, je pourrais dire que tu as besoin d’être internée, mais mes parents m’ayant donné une bonne éducation, je me garderai de le dire et même de le penser.

Pour finir, je te laisserai méditer sur les trois filtres de Socrate :

socrate

Dès lors, j’espère que nos chemins ne se croiseront plus. Les rues de Villeurbanne ont deux trottoirs. Chacun le sien. Merci donc de te tenir loin, loin, loin de moi…

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