L’image des politiques : l’exemple des « Nuits de Fourvière »

IMG_20150716_204218Le 16 juillet dernier, je me suis rendu au Théâtre Romain de Fourvière pour le concert de la chanteuse folk américaine Joan Baez. A mon arrivée sur place, j’ai constaté qu’un nombre conséquent de place étaient réservées et donc, pas disponibles pour le grand public. Cinq minutes avant le début du concert, nous avons assisté à l’arrivée  massive des occupants des places réservées sont arrivés. J’y ai reconnu de nombreux élus que j’ai pu côtoyer pendant 20 ans au Parti Socialiste. Une sénatrice socialiste, des maires d’arrondissement socialistes, le maire de Caluire, des conseillers régionaux, l’ancien maire d’une commune de l’est lyonnais. Mes voisins de place n’ont pas lésiné sur les commentaires. La classe politique en a pris pour son grade et a été habillée pour l’hiver.

Que les Nuits de Fourvière invitent des élus de la Métropole, du Conseil Départemental du Rhône, du Conseil Régional Rhône Alpes ou du Sytral ne me choque pas. Mais ce qui m’a posé problème c’est le côté ostentatoire de ces privilèges dont dispose nos élus et son ampleur : une quinzaine de rang sur lesquels ont pris place quinze personnes, soit plus de 200 invités, une partie importante de la capacité de ce théâtre et une arrivée peu discrète.

Quand je m’en suis ému sur Facebook, je me suis entendu dire que, sans ces personnes, le prix du billet serait beaucoup plus élevés. C’est vrai. Effectivement, sans les subventions de la métropole, du conseil général (37 %), de la Région, des entreprise, etc…, le prix du billet serait inaccessible pour beaucoup d’entre nous. Certes, je pourrais également blâmer ces entreprises mécènes qui bénéficient de places V.I.P. Mais au contraire des élus, les invités entreprises ne sont pas identifiés comme tels. Les élus des différentes collectivités locales, eux sont clairement identifiés. Des commentaires rappelait que pour ces élus, ils n’avaient que voter ces subventions. Les autres, militants socialistes à Lyon ou Villeurbanne, n’y voyait rien de choquant. L’un d’entre eux a même parlé de « mauvaise langue ».

J’ai été engagé en politique pendant une vingtaine d’années mais j’ai fini par me détourner de la politique car certains aspects de la classe politique me posaient problème. Je ne suis pas prompt à critiquer à la classe politique mais cet épisode dépassait pour moi l’entendement. L’image de notre classe politique étant largement entamée, je suis convaincu que ce que j’ai vécu ce 16 juillet, a apporté de l’eau au moulin de ceux qui ne croient plus en la classe politique et qui ne se rendent plus dans leur bureau de vote…

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