Sarkozy : un congrès tout sauf républicain…

Sarkozy congrèsCe samedi, s’est déroulé le congrès du R.P.R. de l’UMP, euh…des républicains…Rien d’extraordinaire à cela, me direz-vous, c’est le cours normal de la vie démocratique d’un pays mais le déroulement de ce congrès pose question. Entre les couacs durant ce congrès, l’agressivité exagérée du président, et deux jours après un meeting où Nicolas Sarkozy aurait fait passer Jean-Marie Bigard comme un monument de raffinement, le portrait de ce qui est censé représenter une alternative à la politique du gouvernement n’est guère reluisant.

Nicolas Sarkozy avait dit en 2012 que, s’il était battu le 6 mai 2012, il quitterait la vie politique. Par la suite, il a jugé qu’il était de son devoir de revenir. Soit. Non seulement il est revenu mais en plus, il a pris la tête de sa formation politique et vise sans s’en cacher la présidence de la république.


 

Mardi dernier, lors d’un meeting où Nicolas Sarkozy, président d’une formation surendettée, s’est rendu à 180 km de Paris en jet privé (voir mon dernier billet : Sarkozy, un aller-retour Paris-Le Havre à 3200 € les 70 minutes : le mépris dans toute sa splendeur), il s’est livré à une attaque à l’égard du président de la république.

Il appelé son successeur « Moi-je ». Non seulement il n’a manifestement pas digéré l’anaphore que lui a asséné François Hollande – Moi, président – mais on peut trouver cocasse que Nicolas Sarkozy donne ce surnom à François Hollande quand on sait que le principal trait de caractère de l’ancien président de la république est la haute opinion qu’il a de lui-même. L’égo surdimensionné de Nicolas Sarkozy l’a fait se prendre pour le général de Gaulle, tant l’Appel aux Républicains ressemblait à l’appel du 18 juin.

Appel républicains

Non seulement lors de ce meeting, il n’a pas présenté de véritable projet pour la France mais il a usé de qualificatifs désobligeants voire insultants comme « pas courageux », « sans convictions », « sans colonne vertébrale ». Lors du congrès, il a parlé de « terrifiante médiocrité » à l’égard de son successeur, oubliant avantageusement ce que les français ont pensé de son action à la tête de la France.

Puis des « couacs » ont émaillé ce congrès. Autant on peut comprendre que des voix puissent être discordantes au sein d’un parti, autant on ne peut que déplorer qu’Alain Juppé ou François Fillon aient été sifflés. Il aurait été préférable pour l’image de ce parti, de ne pas voir un bis repetita de la navrante élection du président de l’UMP de 2012. On peut également déplorer que les micros aient été coupés à la fin de l’intervention de Bruno Lemaire.

Le changement de nom est donc acté. Les militants et les personnalités des Républicains était dithyrambiques sur ce congrès, se gargarisant de ce moment fort dans la vie de leur parti. « Reconquête », « union », « renouveau » étaient les mots qu’on pouvait voir sur les réseaux sociaux. Mais il faudra un jour que le nom corresponde aux actes tant le spectacle que nous a présenté n’avait pas grand chose de républicain.

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3 commentaires pour Sarkozy : un congrès tout sauf républicain…

  1. petrovskybl dit :

    On n’a pas vu Georges Bush !

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