Mon idole appelle au boycott d’Israël

pig4Depuis mon adolescence, je suis un fan du groupe anglais Pink Floyd. Le leader de ce groupe fut jusqu’en 1985, Roger Waters.

Ce dernier a récemment lancé un appel au boycott de l’état d’Israël car il estime que ce pays n’a rien à envier à l’Afrique du Sud des pires années.

L’ex-bassiste du groupe anglais a engagé ce combat en 2006 lorsqu’il s’est rendu en Cisjordanie où il a peint sur le mur de la honte séparant la Cisjordanie d’Israël la célèbre phrase issu de l’album « The Wall » :

« We dont need no thought control »

Il a rejoint le groupe BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions). Puis il est devenu membre du Tribual Russell sur la Palestine et lors d’un discours il a prononcé cette phrase lourde de sens :

« Israël est un État d’apartheid, avec des lois d’apartheid »

Durant sa tournée à travers le monde, un phacochère ceint de l’étoile de David volait au dessus de la scène :

Cette image a choqué les instances juives du centre Simon Wiesental au CRIF, dont le président a porté plainte lors du concert du Roger Waters au Stade de France.

Loin de moi l’idée de cautionner tout ce que dit ou fait l’état hébreu mais une fois de plus, Israël est pointé du doigt. Régulièrement, lorsqu’il s’agit d’Israël, l’indignation est décuplée. Je ne me sens pas l’obligation de cautionner tout ce que dit ou fait le gouvernement israélien mais je ne crois pas que le boycott soit la meilleure solution – quelque soit le pays boycotté – tant cela touche moins le gouvernement que le peuple.

J’aurai aimé que Roger Waters n’adoptât pas cette attitude belliqueuse lui qui tranche avec ses messages à tonalité pacifistes que l’on peut retrouver dans les albums « The Wall », où il évoque l’absence de son père, aviateur dans la Royal Air Force, tué au combat en 1944 ou dans l’album « The Final Cut » où il interpelle Margaret Thatcher (« Maggie, what have we done, what have we done, to England » « What happened to the Post War Dream ?) après l’intervention du Royaume-uni aux Îles Malouines.

Certes le conflit au Proche-Orient est un conflit difficile. Mais il est important d’entendre des messages de paix plutôt que des messages de haine. La paix est possible mais on attend autre choses que le message véhiculé par Roger Waters.

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