Suis-je multiculturel ?

Je me suis emparé de la chaîne relayée par Romain Blachier et j’ai souhaité répondre à la question que vous pouvez voir en titre.

Je me suis en effet particulièrement senti concerné par ce sujet.

Je suis né à Chinon, en Indre-et-Loire, un lieu bien au centre de la France car à 6 km au sud de ce fleuve qui dans l’imaginaire collectif coupe la France en deux. Cette bourgade n’est pas très révélatrice de la diversité de mes racines Je ne dois d’être né dans charmante bourgade qu’à la présence, dans sa périphérie, d’une centrale nucléaire qui employait mon père.

Je suis issu de ce qu’on appelle un couple mixte. Mon père est catholique et ma mère est juive. Mes parents sont nés sur deux continents différents. Mon père dans un des départements les plus récemment rattachés à la France, la Savoie, à 30 km de la frontière franco-italienne. Ma mère est née à Tunis, comme Serge Moati qui est un de ses cousins. Elle fait partie de ces juifs qu’on appelle Granas, qui ont été expulsés de la péninsule ibérique vers Livourne, en Toscane, et qui se sont établis à Tunis, ville que ma famille a quitté lorsque la Tunisie a accédé à l’indépendance en 1956. Les grands-parents ne sont arrivés en banlieue parisiennes qu’en 1972.

Je vus cette différence de culture comme une chance.  D’abord sur le plan religieux. J’ai reçu une éducation complètement athée. Je me suis rapproché sur le tard de la religion juive. Je suis ce qu’on appelle un juif du Kippour, celui qui ne se déplace à la synagogue que lors de la plus importante fête du calendrier juif. C’est d’ailleurs ce 8 octobre 2011 que la mère de mon fils a ressenti les premières contractions qui ont précédé la naissance de Benjamin deux jours plus tard. Benjamin : tiens, tiens, un prénom d’origine…hébraïque.

Cette diversité se retrouve dans la vie quotidienne. Dans ma famille maternelle, le porc est une denrée complètement proscrite. dans ma famille paternelle, le moment le plus important de l’année était jadis, le jour où… on tuait le cochon. Encore aujourd’hui, dans l’arrière cuisine, plusieurs jambons sont pendus au plafond.

Il est probable que la diversité de mes origines sont pour beaucoup dans mon goûts pour les langues étrangères que je pratique dans ma profession de manière quotidienne. j’ai appris comme beaucoup l’anglais en entrant au collège. En quatrième, quand 80 % de  mes camarades choisissait l’espagnol, j’ai choisi l’allemand, un choix que je ne regrette absolument pas. Cela m’a permis de connaître ce pays qu’est l’Allemagne, pays qui ne bénéficie pas – loin s’en faut de la meilleure image de la meilleure image. Cela m’a permis de connaître ses habitants en même, en 1989, une de ses habitantes…mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui…

Contrairement à Romain, si je suis attaché à Villeurbanne, une ville qui compte pour moi, je n’y été marqué que par mon passage plus que par des attaches. J’ai longtemps été embêté lorsqu’on me demande : « tu es d’où ? ». J’ai tranché en disant que j’étais lyonnais. Même encore maintenant que j’habite Saint-Étienne, les lyonnais étant accueillis par des tags particulièrement hostiles, les encourageant à pratiquer une position sexuelle bien spécifique.

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