Eric Besson absent à la passation de pouvoir : quelle élégance !

ImageJeudi dernier se sont déroulées les passation de pouvoir dans les différents ministères. Ce jour-là, les commentaires acerbes et futiles ont fusé à Droite. Nadine Morano a déploré que Cécile Duflot arrive en jean au conseil des ministres. Ce à quoi Jean-Marie Le Guen a répondu : « Je ne savais pas que Nadine Morano était l’arbitre des élégances ! ». Dans le même temps, Christine Boutin trouvait anormal que le conseil de ministres se déroule le jour de l’Ascension :

Est ce une provocation ? 1er conseil des ministres le jour de l’ascension. Très mauvais symbole

J’avoue ne pas avoir d’avis sur la tenue de la ministre du Logement. Quant à la tenue du conseil des ministres un jour férié catholique, il paraît utile de rappeler à la présidente du Parti Chrétien-Démocrate que nous sommes depuis le 9 décembre 1905 dans un pays laïc et qu’il n’est pas scandaleux que le conseil des ministres se tiennent le jour de l’Ascension.

Mais alors que dire de la dernière inélégance du ministre de l’Industrie, Eric Besson, qui n’a pas daigné assister à la passation de pouvoir ? Aux abonnés absent depuis quelques semaines, non impliqué dans les dossiers qui concernait son ministère (Lejaby,…), il aurait été aperçu il y a quelques temps une raquette de tennis à la main dans les couloirs de Bercy.

Cette dernière provocation ne serait rien si le personnage n’était aussi cynique. J’ai eu l’occasion de le côtoyer quand j’étais militant socialiste dans la Drôme. J’avais déjà trouver ce personnage imbuvable et imbu de sa personne. d’un égo surdimensionné, cet individu avait peine à admettre qu’on puisse ne pas être de son avis. Les militants de Bourg-lès-Valence qui n’avais pas choisi la motion de M. Besson s’étaient entendu dire qu’ils avaient fait « le mauvais choix ». Curieuse interprétation de la pluralité au sein du parti socialiste !

Son passage à l’UMP n’a pas eu pour effet de gommer cette opinion que ce personnage a laissé à ses anciens camarades socialistes. Passer de secrétaire national au secteur économique et social au ministère de l’immigration et de l’identité nationale donnait une idée de la cohérence d’Éric Besson.

Il me paraît clair que cette dernière provocation a sonné le glas de sa carrière politique. S’il a été considéré à juste titre comme un traitre dans son parti en 2007, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne laissera pas une trace indélébile dans l’histoire de son passage dans les ministères.

Gageons qu’on puisse dire dans quelques temps :

« Mais qui connait Monsieur Besson ? »

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