Habemus gouvernementam !

A 19 h 30, le secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la composition du gouvernement.

Une absence remarquée : Martine Aubry, qui s’est vu souffler Matignon par Jean-Marc Ayrault, a annoncé elle-même qu’elle ne sera pas ministre. Il est d’ailleurs étonnant que pour bon nombre d’observateurs, cette absence ait constitué une surprise.Il me semble qu’ partir du moment où Martine Aubry n’était pas Première Ministre, il était impensable qu’elle acceptât un maroquin. On a vu la droite tomber à bras raccourcis sur ce supposé (selon eux) accroc à la bonne marche du gouvernement. Jean François Copé parlait même de « cohabitation » entre le premier ministre et la première secrétaire. Autant on peut aisément imaginer la maire de Lille déçue de ne pas etre nommée à Matignon, autant on ne doute pas un seul instant de sa loyauté à l’égard du président et du gouvernement. D’autres absences sont plus étonnantes comme celle de André Vallini ou François Rebsamen.Ils se sont beaucoup exprimé respectivement sur les questions de justice et de sécurité pendant la campgne . On s’attendait à les voir arriver Place Beauveau ou Place Vendôme.

De l’expérience : cinq ministres ont déjà eu une expérience ministérielle sous la présidence de jacques Chirac voire sous François Mitterrand. Je suis personnellement assez réservé sur la présence de Laurent Fabius, déjà ministre en 1981 et même premier ministre en 1984. Ce qui n’est pas à proprement parler l’incarnation du renouvellement générationnel. En tout cas, l’expérience de Pierre Moscovici ou de Michel Sapin ne sera pas inutile sur les questions économiques et sociales.

De la jeunesse et du renouvellement : de nouvelles têtes font leur apparition. Si on connait la compétence de Delphine Batho sur les questions de sécurité, le grand public va apprendre à découvrir Fleur Pellerin, Najat Vallaud-Blekacem ou Sylvia Pinel.

La parité : Pour la première fois de l’Histoire, un gouvernement est composé d’autant de femmes que d’hommes. Certaines femmes occupent des postes très exposés comme la Justice ou les affaires sociales mais en faisant la fine bouche, on peut constater que le volet économique reste l’apanage des hommes.

Ministre battu, ministre viré : Même si on peut comprendre cette règle, qui implique qu’un ministre qui n’a pas eu les faveurs du suffrage universel quitte le gouvernement, cela n’incite guère les ministres à se riquer à briguer une circonscription difficile. Romain Blachier a évoqué le cas de Najat Vallaud Belkacem, qui a renoncé à briguer le siège de député de la quatrième circonscription du Rhône.

Je vous attend pour commenter avec moi la composition du gouvernement.

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